Inscrivez-vous à notre newsletter :

Ecran Total 2011 29 juillet 2011 - 13 septembre 2011

L’été 2011, cinq cinéastes à suivre ou redécouvrir : Yann Le Masson et Bénédicte Deswarte, William Klein, Andrei Ujica et Malek Bensmaïl.
Référence pour le cinéma militant dans les années 70, et œuvre artistique magistrale, le film Kashima Paradise retrouve le chemin des écrans de salles de cinéma, grâce au formidable travail entrepris par Patrick Leboutte pour la collection d’édition DVD Le Geste Cinématographique pour remettre en lumière les films de Yann Le Masson. Documentaire et grand film d’action, Kashima Paradise est un chef d’œuvre de cinéma direct à voir, ou revoir, absolument.
Yann Le Masson fait partie quelques années plus tôt de la petite bande d’opérateurs entourant William Klein, à l’été 1969 en Algérie. Dans l’euphorie de l’indépendance recouvrée, l’Algérie accueillait cette année là un festival culturel panafricain, le premier en son genre, et l’Etat algérien avait chargé W. Klein de le documenter. Indiscutable témoin du cinéma politique de l’époque, avec ses intertitres et ruptures révolutionnaires, le film Festival Panafricain d’Alger est bien plus : un geste de cinéma parvenant à capter aux quatre coins de la ville, grâce à une dizaine d’équipes de tournage, l’exceptionnelle atmosphère régnant sur Alger le temps de ces quelques jours et nuits de douce entreprise humaine... à un moment où les regards, dans d’autres parties du monde, étaient plutôt tournés vers la lune.
L’Algérie 30 ans plus tard : c’est le voyage auquel nous convie le réalisateur Malek Bensmaïl avec La Chine est encore loin, un film en forme de réflexion douce-amère sur l’Algérie d’aujourd’hui, sur le temps de l’Histoire et de la mémoire.
Autre film, autre continent : l’immense fresque “autobiographique” du dictateur roumain Nicolae Ceausescu par l’artiste Andrei Ujica, dont le remarquable Vidéogramme d’une révolution réalisé avec Harun Farocki sur les événements de décembre 1989 avait marqué les esprits il y a déjà 20 ans. Œuvre ambitieuse uniquement composée d’images d’archives tirées des reportages officiels consacrés au Conducător, L’autobiographie de Nicolae Ceausescu nous invite à nous asseoir auprès de notre génie des Carpates et à adopter son point de vue. Habile façon de démonter toute une logique de système l’air de rien, sans voix off à charge, sans excuse non plus pour un homme évoluant en toute autosatisfaction dans une Roumanie factice, aux murs en carton pâte.

Pour télécharger le pdf reprenant cette programmation cliquez ici :

PDF - 399 ko
  • Kashima Paradise

    Entre Kashima et Tokyo, se construit vers 1970 l’aéroport de Narita : les paysans refusent de vendre leurs terres et affrontent les gardes mobiles envoyés pour les expulser. “Caméraman d’exception et par ailleurs marinier, Yann Le Masson est une (...)
  • Festival Panafricain d’Alger

    William Klein , Algérie, 1969
    Le spectateur est plongé au cœur du festival culturel panafricain d’Alger en juillet 1969, foisonnant événement au cours duquel il accompagne notamment le saxophoniste Archie Shepp improvisant en compagnie de musiciens algériens, la chanteuse sud (...)
  • La Chine est encore loin

    Malek Bensmaïl, France, Algérie, 2008
    Le 1er novembre 1954, près de Ghassira, un petit village perdu dans les Aurès, un couple d’instituteurs français et un caïd algérien sont les premières victimes civiles d’une guerre de sept ans qui mènera à l’indépendance de l’Algérie. Plus de cinquante (...)
  • L’Autobiographie de Nicolae Ceausescu

    Andrej Ujică, Roumanie, 2010
    Le film commence sur le procès sommaire auquel a été soumis le dictateur roumain. Celui-ci se souvient de son temps de pouvoir (1965-1989) et nous introduit à ses “souvenirs”, images tirées de films de commande et autres reportages institutionnels (...)