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Toyota, analyse d’une décision

De : Edwin Baily, Claire Doutriaux
France, 2001
83'

Janvier 2001 : Toyota inaugure une nouvelle usine à Valenciennes. La décision de son implantation dans cette région de France est le fruit d’une très longue et complexe négociation qui traverse tous les échelons de l’Etat. A travers des entretiens avec les personnes impliquées (de la direction de Toyota à l’administration française), ce film nous montre les coulisses de ce rapport Etat-entreprises. D’un côté, il y a Toyota qui étudie avec une rigueur implacable chaque lieu d’implantation potentiel : qualification de la main-d’oeuvre, présence d’équipementiers, subventions potentielles, mais aussi conditions d’accueil des cadres japonais. De la qualité des poissonneries locales
aux services de l’hôpital local, tout est analysé, expertisé, comparé. De l’autre côté, il y a la France qui fait tout pour attirer Toyota, et les différentes régions et municipalités qui rêvent d’être choisies. L’Etat veut montrer que le pays désire la présence de Toyota et qu’il est digne de sa confiance. Mais qui sont les hommes, les femmes, les institutions qui, dans l’ombre travaillent, négocient, tentent de convaincre ? Toyota, analyse d’une décision leur donne la parole. Ambassadeur, conseiller du ministre, maire, sous-préfet, démarcheur de la Chambre de commerce et d’industrie, interprète, médiateur... : ceux qui ont travaillé activement sur le dossier, qu’ils considèrent souvent comme le plus gros de leur carrière, se souviennent de cette année 1997, de la façon dont ils ont vécu le processus. Toyota, analyse d’une décision ouvre la réflexion sur les mécanismes économiques, politiques et sociaux qui déterminent la vie des citoyens dans le contexte de la mondialisation. Comment négocie-t-on ? Les décisions sont-elles toujours rationnelles ? Quel est le coût d’une telle implantation pour le contribuable ?

“Lors des événements dramatiques de VW Forest, le ministre-Président Picqué déclarait, d’un air dépité, aux journalistes du JT qu’il n’était bien souvent guère plus qu’un "simple représentant de commerce qui, muni de sa petite mallette, attend son tour dans les couloirs d’entreprises" pour être reçu par des directeurs en vue de leur proposer divers produits alléchants : exonérations de taxes et autres avantages susceptibles de préserver l’emploi bruxellois.” Olivier Hubert, dans Les politiques de création d’emploi et d’insertion socioprofessionnelle en Région de Bruxelles-Capitale : état des lieux et évaluation.

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